L’élection de l’administrateur représentant les personnels actionnaires
Vote électronique à deux tours :
1er tour : du 22 janvier à 9h au 26 janvier 2024 à 14h
2nd tour : du 5 février à 9h au 9 février 2024 à 14h
Retrouvez la profession de foi de Thierry Chatelier et Mireille Garcia, candidats de la CFE-CGC Orange avec le soutien de l’ADEAS et de la CFTC Orange ainsi que toutes les informations pratiques pour voter sur le site de la CFE-CGC Orange, rubrique « Conseil d’administration 2024 ».
En octobre, l’IFOP a rendue publique une enquête sur l’actionnariat salariés réalisée avec Diot-Siaci Institute et Natixis Interépargne.
Elle repose sur l’interrogation d’un échantillon de plus de 1000 salariés appartenant à des entreprises de plus de 1000 salariés (et donc potentiellement des salariés d’Orange).
Selon la synthèse de l’IFOP, « l’actionnariat salarié est connu par plus des trois quarts des salariés de grandes entreprises (77%). Si le taux de notoriété est élevé, les entreprises font face à de réels enjeux de communication et de lisibilité autour de ce dispositif : moins d’un salarié sur deux (44%) voit précisément de quoi il s’agit, et moins d’un tiers d’entre eux se sent suffisamment informé sur les avantages fiscaux liés à l’actionnariat salarié (30%).
Pour plus de la moitié des salariés interrogés (52%), l’actionnariat salarié est un dispositif fédérateur qui bénéficie autant à l’entreprise qu’aux salariés. 78% d’entre eux estiment qu’il permet d’améliorer les performances globales de l’entreprise et 82% considèrent que c’est un moyen efficace pour attirer et fidéliser les collaborateurs. »
Le souhait d’être mieux informés et associés aux décisions stratégiques de l’entreprise
L’analyse détaillée des résultats montre, logiquement, que les personnels des entreprises ayant un actionnariat salariés sont les mieux informés, a fortiori s’ils sont eux-mêmes actionnaires de leur entreprise.
Selon les salariés interrogés, la meilleure raison pour proposer un plan d’actionnariat salariés, c’est de renforcer l’engagement des salariés. Si les motivations personnelles pour souscrire soi-même restent prioritairement liées à des conditions financières avantageuses, 88% des sondés considèrent que l’actionnariat salariés doit s’accompagner d’une réelle politique volontariste de la part des dirigeants pour associer les salariés aux décisions stratégiques de l’entreprise.
63% des sondés s’estiment en outre mal informés concernant les avantages fiscaux associés à l’actionnariat salariés, plus particulièrement dans les entreprises non cotées en bourse et dans celles qui ne proposent pas de plan en la matière.
Et chez Orange ?
Les personnels du Groupe détiennent 7,64% du capital de l’entreprise, et 11,55% des droits de vote en AG. En effet, depuis 2016, les personnels d’Orange bénéficient des droits de vote doubles pour toutes les actions détenues depuis 2 ans et plus, en vertu de la Loi Florange, que la CFE-CGC et l’ADEAS ont fait activer dès sa promulgation.
L’ADEAS et la CFE-CGC Orange sont fortement impliquées dans l’actionnariat salariés.
Elles occupent 4 sièges au Conseil de surveillance du FCPE Orange Actions, où elles revendiquent une stratégie favorable à la pérennité d’Orange et à un partage équitable de la valeur produite avec les salariés, notamment au travers d’opérations d’actionnariat salariés généreuses et régulières. La quasi-totalité de nos demandes a ainsi été prise en compte pour l’ORP Together 2021, qui a utilisé tous les leviers de la Loi Pacte. Nous continuons de revendiquer des ORP régulières, avec des dispositifs simples permettant à tous les personnels qui le souhaitent d’y participer, et pour atteindre le plus rapidement possible la détention d’au moins 10% du capital d’Orange par les salariés, qui reste un objectif de la Loi Pacte, même s’il n’est plus réellement porté par les nouveaux dirigeants d’Orange.
Nous attachons une grande importance à la démocratie actionnariale pour compléter un dialogue social que nos actuels dirigeants répugnent à pratiquer pleinement. Depuis 2015, nous décryptons chaque année les résolutions soumises au vote de l’AG des actionnaires : nous rendons compte de nos votes et de leurs motivations, et invitons les collègues détenant des actions au nominatif pur à voter. Beaucoup nous témoignent chaque année que ce décryptage leur est une aide précieuse pour décoder le langage juridico-financier (souvent abscons) de ces résolutions.
En janvier 2024, vous choisirez l’administrateur représentant les personnels actionnaires au Conseil d’administration d’Orange
Avoir un administrateur représentant les personnels actionnaires est l’un des éléments de cette démocratie actionnariale. Cela permet de faire entendre la voix des personnels, de formuler des propositions, et d’échanger directement avec celles et ceux qui définissent les orientations du Groupe. La volonté du législateur, qui prévoit cette représentation, rejoint ici le souhait des salariés sondés par l’IFOP : que les salariés soient associés aux décisions stratégiques de l’entreprise.
Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les prochaines semaines.
Vous informer régulièrement pour que vous puissiez bénéficier au mieux de votre épargne salariale et de l’actionnariat salariés : une priorité pour nous
Nous attachons la plus grande importance à partager avec tous les personnels intéressés les informations, analyses et propositions qui résultent de l’exercice de nos mandats et de l’expertise que nous nous employons à développer pour mieux défendre l’intérêt collectif des personnels du Groupe.
Notre Lettre de l’épargne et de l’actionnariat salariés, diffusée au moins 3 fois par an, décrypte la stratégie d’Orange et ses résultats, qui intéresse forcément tous les personnels actionnaires. Elle donne également les clefs permettant d’utiliser au mieux le PEG et le PER COL d’Orange (y compris ces fameuses informations sur la fiscalité soulignées dans l’enquête IFOP). Elle explicite les revendications que nous portons pour améliorer ces dispositifs, tant du côté de leur alimentation (participation, intéressement, abondements employeurs…) que des fonds proposés aux personnels du Groupe pour y faire fructifier leur épargne.
Vous aider à articuler les différentes solutions d’épargne à votre disposition
Ce travail d’information et d’échange nous a permis d’identifier des attentes complémentaires de conseil pour optimiser vos choix de placement, en utilisant au mieux les dispositifs d’épargne salariale à votre disposition chez Orange, et en les articulant avec des solutions pertinentes pour vous. C’est pourquoi nous vous proposons des conférences régulières avec un partenaire expert en gestion d’épargne, en capacité de répondre à vos questions, et de vous aider à construire le dispositif d’épargne le mieux adapté à votre situation et à vos objectifs personnels.
Du 24 novembre au 20 décembre, nous reprenons notre cycle d’information sur l’épargne avec les experts du groupe Eres, qui animeront une série de conférences ouvertes à toutes et tous. Elles sont gratuites et accessibles via Teams.
Nous avons le plaisir de vous y convier : il vous suffit d’enregistrer le ou les rendez-vous de votre choix pour ne pas manquer ces échanges avec des professionnels de l’épargne patrimoniale.
Au programme : Comment saisir les opportunités clefs pour optimiser votre patrimoine ?
Comment identifier et choisir les solutions d’épargne adaptées à vos projets ?
Dans un contexte de remontée des taux, quelles opportunités saisir ?
Quelles actions pratiques ne pas oublier avant la fin de l’année pour bénéficier pleinement des avantages offerts notamment par votre épargne salariale ?
Ces conférences seront l’occasion de faire un focus complémentaire sur deux types d’actifs : choisissez vos conférences en fonction des thèmes qui vous intéressent. En cliquant sur les liens des dates, vous pourrez enregistrer le RDV dans votre agenda, qui contient le lien de connection Teams.
Immobilier :
La « pierre-papier » : les stratégies d’investissement collectives en immobilier
SCPI : le placement immobilier sans les inconvénients de l’immobilier
Quels intérêts, quels objectifs, quelle fiscalité ?
Quels critères de sélection pour choisir le support de placement adapté à vos objectifs ?
Une occasion unique d’enrichir vos connaissances en matière d’épargne et de planification financière !
Pour participer aux conférences :
Choisir ci-dessus la ou les sessions qui correspondent à vos objectifs personnels
Enregistrer le rendez-vous dans votre agenda en cliquant sur la date (le lien vers la réunion Teams sera intégré dedans) ou directement sur le lien Teams le jour J.
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Tags: actionnariat salarié, dividendes, PEG, PERCOL, résultats |
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Commentaires fermés sur Lettre de l’Epargne et de l’Actionnariat Salariés #3/2023 : résultats T3 2023, nouveau fonds monétaire dans le PEG, évolutions du PEG, acompte sur dividende, réforme des retraites et PER COL
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Commentaires fermés sur Résultats du T3 2023 : Trimestre après trimestre le plan « Lead to the future » est un échec !
L’absence de projet industriel et de relais de croissance sont à l’origine d’un recul impressionnant de l’entreprise Orange, qui se confirme trimestre après trimestre.
Chaque jour, orange devient de plus en plus, un opérateur de second rang.
La croissance du T3 2023 n’est que de 1,8% soit largement en dessous de l’inflation. En euros constants c’est une nouvelle baisse significative du chiffre d’affaires de l’entreprise. Même en euros constants, l’Ebitda(al) est en baisse, c’est dire, si le déclin est d’importance.
En France, Orange ne cesse de perdre des parts de marché même en face, à un SFR en fort mauvaise posture.
Il est cuisant de constater que le chiffre d’affaires de La Poste dans les services informatiques dépassera dans les prochains mois celui d’Orange Business (déjà 770 millions contre 880 en 2022) démontrant si besoin était, l’échec d’Orange Business et de la soi-disant transformation qui ne vise qu’à délocaliser de l’emploi (via un plan social de près de 700 personnes) sur les marchés de la connectivité au mépris de la souveraineté nationale.
Augmenter le cash-flow et les dividendes en baissant les investissements ne constituent pas un plan stratégique.
La remontée des tensions sociales et l’inquiétude du personnel illustrent bien l’absence d’un projet d’avenir.
La politique de dividendes élevés assèche la capacité d’Orange à procéder à des acquisitions externes lui permettant de valoriser ses actifs : une marque, des clients dans le monde entier, des expertises rares pour exploiter des services 24h/24 et 7j/7, etc.
La CFE-CGC Orange et l’ADEAS demandent un changement de direction pour enrayer la spirale du déclin. »
L’Assemblée générale (AG) des actionnaires statue sur les décisions financières (approbation des comptes, affectation du résultat – dont le dividende -, autorisations d’émissions de titres…) et de gouvernance (nomination des administrateurs, rétribution des dirigeants…). Les personnels y détiennent actuellement 11,55 % des droits de vote, soit environ 15% des suffrages exprimés en AG.
Le Conseil de surveillance du fonds Orange Actions (CS OA) vote au nom de tous les personnels français détenant leurs actions Orange dans le Plan Épargne Groupe (PEG).
La CFE-CGC Orange, bien qu’aillant recueilli l’approbation du plus grand nombre d’électeurs, n’y est cependant pas majoritaire. C’est notamment pourquoi depuis 2020 le CS OA ne propose plus de dividende alternatif : la CFDT s’y oppose chaque année, sans expliquer sa position, et se contente de voter contre le dividende proposé par le Conseil d’administration. La CFE-CGC Orange ne s’oppose pas à la distribution de tout dividende, mais demande qu’il ne siphonne pas tout le résultat net – comme c’est actuellement le cas – afin de conserver la capacité d’investir dans le développement du Groupe, y/c en faisant de la croissance externe.
Notons que si le CS OA a voté contre la structure de rémunération des dirigeants proposée pour 2023, il a cependant voté pour la rémunération qui leur a été versée en 2022 – qui a explosé par rapport à la rétribution du précédent PDG – sur une structuration équivalente, en raison des votes positifs de la CFDT et de l’AASGO.
Le Conseil de surveillance Orange Actions est seul à proposer des résolutions alternatives chez Orange. Cette année encore, Les Échos / Investir ont recommandé de voter en faveur des résolutions C et D. Si ces recommandations ne sont pas suivies par la majorité des investisseurs, le pourcentage de votes positifs recueilli par les résolutions du CS OA progresse chaque année. Et dès qu’une résolution externe dépasse 20% des suffrages, elle commence à être prise en considération par le Conseil d’administration (de la même manière que tout vote inférieur à 80% est considéré comme une marque de défiance de la part des investisseurs) : il faut donc persévérer. La CFE-CGC Orange et l’ADEAS, initiatrices de la démarche en 2012, continueront d’y consacrer leurs meilleurs efforts.
Les résultats du S1 présentés le 26 juillet dernier sont « en ligne avec les objectifs financiers 2023 », la Direction souhaitant prioritairement augmenter le cash-flow organique. Mais ni cette annonce, ni la promesse d’un dividende augmenté à 0.72 € (au lieu de 0.70 € / action) pour l’an prochain n’ont endigué la baisse tendancielle du cours de l’action Orange débutée après la publication des résultats du T1 fin avril.
La France à la peine
Le recul de l’EBITDAal en France (-5,1% au S1, le CA reculant de 1,5%) inquiète. La Direction répond que le plein effet des hausses tarifaires se verra au S2, tandis que les impacts des coûts énergétiques et de l’effet ciseaux sur la vente en gros des accès Fibre (fin du modèle où tous les opérateurs nous payaient pour accéder à notre réseau cuivre : nous engrangeons aujourd’hui moins de revenus, et devons payer pour accéder aux réseaux Fibre des autres acteurs) seront moindres en deuxième partie d’année. Elle souligne également la baisse des coûts : baisse des investissements (CAPEX), et des effectifs, qui, selon Christelle Heydemann, ont déjà diminué de 6% depuis début 2023 (notamment avec 7 600 départs en TPS), tandis que plus de 600 départs sont prévus à SCE (Orange Business) dans le cadre d’un Plan de Départs Volontaires (PDV)… sans parler de ceux induits par les réorganisations en cours ou à venir.
Mais la dégradation de nos performances commerciales est soigneusement glissée sous le tapis :
Au premier semestre, nous perdons 55 000 clients sur le haut débit fixe : nous ne transformons pas tous nos anciens clients ADSL en clients Fibre ;
Sur le mobile grand public, nous sommes largement dépassés par Bouygues Télécom, qui signe 109 000 nouveaux contrats au S1, versus 32 000 pour Orange.
Fermetures de boutiques et/ou transferts à la Générale de Téléphone déstabilisent nos vendeurs et nos clients. La sous-traitance, toujours plus prégnante et mal gérée, continue d’engendrer des retards de production, insoutenables sur la Fibre. Sur Paris, la qualité de notre réseau mobile n’est pas à la hauteur. Tout cela ressemble malheureusement à une politique de réduction des coûts mal maîtrisée : l’efficacité opérationnelle n’est entendue que sur le plan financier, faisant l’impasse sur la qualité de production et de commercialisation de nos offres, pourtant essentielle lorsqu’on revendique un positionnement « premium ».
Résultats contrastés pour Orange Business
Si la croissance se poursuit côté Cyberdéfense, avec un CA qui augmente de +11% par rapport au S1 2022, la connectivité est en baisse, et la transformation vers les services ne s’opère pas, faute de pilotes compétents.
Croissance à l’international
L‘essentiel de la croissance est porté par l’Afrique Moyen-Orient. Le CA y progresse de 10%, l’EBITDAal de 12%, et toutes nos ventes de services sont en croissance à 2 chiffres. Pour Orange Money, les difficultés occasionnées par le concurrent Wave en 2021 et 2022 semblent derrière nous : le CA augmente de 25%. Et Orange Bank Afrique poursuivra ses activités. Cette zone géographique représente plus de 30% du CA et 20% de l’EBITDAal du Groupe au S1 2023. Son poids devient déterminant dans le Groupe.
En Espagne, après trois ans de recul du CA, le retour à la croissance amorcé au T3 2022 se confirme en 2023, avec une progression de 2,5% sur le semestre et +11% pour l’EBITDAal. La Commission européenne maintient le suspense concernant le rapprochement avec MásMóvil : déjà en phase d’enquête approfondie, la Commission a appuyé sur « pause » fin juillet, pour prendre le temps d’étudier en détail les concessions proposées par les deux opérateurs pour faire accepter l’opération. La réponse de la Commission, initialement prévue début septembre, est repoussée sine die.
Dans le reste de l’Europe, la croissance du CA est de 3,3%, celle de l’EBITDAal de 7,1%.
Responsabilité sociale d’entreprise
Notons pour finir la baisse de nos émissions carbone sur les scopes 1 & 2, où les objectifs de 2025 (-36% / nos émissions de 2015) sont atteints, les énergies renouvelables représentant désormais 41% de notre mix énergétique. Reste à embarquer le scope 3, qui représente 80% de nos émissions, incluant les terminaux et usages de nos clients, mais aussi les trajets domicile / travail des personnels.
Les accords sont de plus en plus focalisés sur les objectifs financiers et le « Net Promoteur Score » (indicateur contesté de satisfaction clients), parfois complétés d’un indicateur RSE.
Orange SA : avenant à l’accord triennal. Objectifs en hausse, intéressement en baisse !
En 2023, l’intéressement supplémentaire que nous avons été les seuls à demander au Conseil d’administration a été refusé, au motif que les objectifs avaient été dépassés et que la participation était en hausse par rapport à l’an dernier ! Mais l’augmentation de la charge de travail et des contraintes qui pèsent sur les personnels alors que les effectifs sont en baisse constante, sont loin d’être récompensés par une amélioration de l’intéressement. Compte-tenu de l’inflation, la prime d’intéressement versée en 2023 a un pouvoir d’achat inférieur à celle de 2021.
Notons que les objectifs à atteindre en 2023 sont en hausse, en dépit d’un contexte toujours difficile. La non-signature de la CFE-CGC Orange, qui demande en priorité une amélioration de l’enveloppe globale d’intéressement, exprime son opposition à la politique sociale actuelle.
Évolution des versements de l’intéressement
Évolution des objectifs à atteindre pour le calcul de l’intéressement
novembre 2023. Elle est couverte par l’accord de participation du Groupe. Un accord d’intéressement est mis en place sur l’année 2023, pour versement d’un intéressement en 2024. Une complexité inutile : Totem France aurait pu être directement rattaché à l’accord de l’UES Orange.
L’intéressement sera versé si les objectifs définis pour les différents indicateurs sont atteints ou dépassés.
Le taux de versement varie de 0 (si le seuil 1 n’est pas atteint) à 5,2% (si tous les objectifs sont dépassés) en fonction du niveau d’atteinte des objectifs :
Si l’intéressement versé atteint 4,7% de la masse salariale (il faut donc dépasser les objectifs annuels), le bonus de surperformance est déclenché. Il est lié à la mise à disposition de nouveaux sites, et varie de 0% pour objectif atteint (530 nouveaux sites) à 2% (580 sites). L’intéressement maximal peut ainsi atteindre 7,2% de la masse salariale. Les représentants CFE-CGC de Totem France soulignent cependant que cette surperformance sera difficile à atteindre.
La masse d’intéressement ainsi constituée est répartie au prorata du salaire (pour 70%) et du temps de présence sur l’année (pour 30%).
Orange Concessions : 1er accord de participation et d’intéressement
Orange Concessions est une joint-venture détenue à 50% par Orange, et à 50% par un consortium d’investisseurs (Banque des Territoires, EDF Invest, CNP Assurances). Hors du Groupe, elle fait donc l’objet d’accords séparés en ce qui concerne la participation et l’intéressement.
Intéressement
L’accord est conclu pour 3 ans (2023-2025). Le versement d’un intéressement est soumis à l’atteinte d’objectifs en année n, pour un versement en année n+1.
Le taux de versement varie de 0 à 5,2% de la masse salariale, selon le niveau d’atteinte des objectifs :
L’intéressement est ensuite réparti proportionnellement au salaire (30%), au temps de présence pendant l’exercice (50%), et à la durée d’appartenance – temps pendant lequel on dispose d’un contrat de travail avec l’entreprise (20%).
Intéressement et participation peuvent être touchés en cash (soumis à l’impôt sur le revenu) ou versés dans les plans d’épargne salariale du Groupe Orange (PEG bloqué 5 ans, PERCOL bloqué jusqu’à la retraite).
Participation
L’accord est conclu pour l’année 2023, pour versement d’une participation en 2024. La formule de calcul prévoit de distribuer 1,125% du résultat d’exploitation (versus 4% en maison mère), réparti entre les salariés à 80% selon le salaire, et 20% selon le temps de présence dans l’entreprise pendant l’exercice considéré.
Sofrecom : nouvel accord triennal
L’intéressement est défini selon deux types d’indicateurs distincts : la satisfaction clients et la performance économique, décomposée en 3 indicateurs.
Il faut atteindre au moins 80% de l’objectif pour déclencher l’intéressement, qui peut aller jusqu’à 5% de la masse salariale si les objectifs sont dépassés (à 125% pour le NPS, à 130% pour les indicateurs de performance économique). L’intéressement est ensuite réparti à 50% selon le salaire, et à 50% selon la durée de présence sur l’année.
En février dernier, la presse a abondamment relaté le « jackpot » (environ 100 millions d’euros) que se sont partagés un millier de salariés de La Redoute dans le cadre d’un FCPE de reprise. Pour en savoir plus, nous avons contacté Jean-Jacques Deleu, délégué syndical central CFE-CGC de La Redoute, qui nous a éclairés sur sa mise en œuvre.